Vivre dans le Marais — Il n'y a pas un Marais, il y en a quatre
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L'essentiel

Vivre dans le Marais — Il n'y a pas un Marais, il y en a quatre

Non pas un quartier, mais quatre, où un même immeuble peut donner sur le XVIIe siècle ou sur le flux. Pourquoi l’écart de qualité de vie ne se lit jamais dans une annonce.

mai 20262 min de lecture
Vivre dans le Marais — Il n'y a pas un Marais, il y en a quatre

Le Marais est le seul quartier de Paris qu'on ne peut pas habiter en général. On habite un Marais — et il faut savoir lequel avant de signer.

Il y a le Marais des hôtels particuliers, autour de la place des Vosges et de la rue de Sévigné : cours pavées, plafonds peints, escaliers d'honneur, un patrimoine privé que peu de villes au monde alignent à cette densité. Il y a le Haut-Marais, plus au nord, vers la rue de Bretagne : devenu en vingt ans l'un des secteurs les plus désirés de Paris, vivant sans être saturé. Il y a le Marais commerçant, lumineux mais dense, qu'on aime visiter et qu'on habite avec discernement. Et il y a les rues intérieures, silencieuses à dix mètres du flux, que seuls les résidents connaissent.

Toute la valeur — et tout le risque — est là. Un même immeuble peut donner sur une cour du XVIIe siècle ou sur une rue de passage : l'écart de qualité de vie est considérable, et il ne se lit pas dans une annonce. C'est précisément la compétence que nous apportons sur ce quartier : savoir, adresse par adresse, de quel Marais on parle.

Bien choisi, c'est l'un des rares endroits de Paris où l'on vit dans l'Histoire sans la subir. Mal choisi, c'est l'inverse. Le Marais ne pardonne pas l'approximation.

Le carnet du Marais