La Belle Époque dont la ville ne s’est jamais remise, au meilleur sens du terme. Pourquoi les villas de la côte d’Émeraude se transmettent plus qu’elles ne se vendent.

Certaines villes ont une date. Dinard, c’est la Belle Époque — et la singularité, c’est qu’elle ne s’en est jamais remise, au meilleur sens du terme.
Lancée par une clientèle britannique puis parisienne, la ville a gardé ses villas perchées sur la côte d’Émeraude, ses sentiers de douaniers, sa Promenade du Clair de Lune. La lumière y est celle de la Bretagne nord, changeante et précise. Le Festival du film britannique, institution durable, prolonge chaque automne le lien anglais d’origine. Saint-Énogat, plus à l’écart, en est la version la plus calme.
La valeur de Dinard tient à cette intégrité d’époque. Le bâti villégiature de bord de mer y est rare, protégé, recherché ; c’est un marché de patience où les belles villas se transmettent plus qu’elles ne se vendent.
On ne s’installe pas à Dinard pour la mode. On s’y installe pour un décor que personne n’a eu la mauvaise idée de refaire.
Le carnet — Dinard
La Promenade du Clair de Lune, entre la plage du Prieuré et l’écluse : la promenade de bord de mer la plus scénique de la côte.
La Pointe de la Malouine, quartier de villas : à parcourir à pied, depuis la rue, comme un musée à ciel ouvert.
La plage de l’Écluse et ses tentes rayées : la carte postale, intacte, hors affluence.
Saint-Énogat, l’ancien village : le Dinard que les habitants se gardent.

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