Sous le bruit, un port de pêche provençal que presque personne ne connaît. Pourquoi tout l’enjeu est de savoir quel Saint-Tropez on achète.

Tout le monde croit connaître Saint-Tropez. Presque personne ne connaît le village qui vit là dix mois sur douze — et c’est ce village-là qui a de la valeur.
Sous la saison et son bruit, il reste un port de pêche provençal : la Ponche et ses ruelles, la Place des Lices et sa pétanque sous les platanes, la Citadelle au-dessus, le sentier du littoral qui mène, à pied, à des plages que la foule n’atteint pas. Ramatuelle, juste derrière, en est la version agricole et calme. Hors juillet-août, Saint-Tropez redevient ce qu’il n’a jamais cessé d’être discrètement.
La valeur de Saint-Tropez tient à cet écart radical entre l’image et la réalité hors saison. Les belles propriétés s’y transmettent dans un marché confidentiel ; tout l’enjeu est de savoir quel Saint-Tropez on achète — celui de la saison, ou celui du village.
On ne s’y installe pas pour la saison. On s’y installe pour les dix autres mois — et c’est exactement ce que la saison cache.
Le carnet de Saint-Tropez
La Place des Lices, un matin de marché : pétanque, platanes, le vrai centre du village.
Le quartier de la Ponche, tôt : les ruelles du port de pêche, sans personne.
La Citadelle, au-dessus de la ville : la baie entière, et le silence.
Le sentier du littoral vers les plages, à pied : la côte tropézienne telle que les habitants y accèdent.

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